Laurence des Cars appartient à une famille connue des lecteurs français : son père, Jean des Cars, est journaliste et écrivain, tandis que son grand-père, Guy des Cars, a signé de nombreux romans. Elle a choisi une autre voie, celle de l’histoire de l’art et des musées. Première femme à prendre la direction du Louvre en 2021, elle a quitté cette fonction en février 2026. Pour aborder la vie privée de Laurence des Cars, ses origines et les témoignages sur sa personnalité offrent des repères concrets, sans transformer son parcours en récit de confidences.
Les origines familiales de Laurence des Cars
Née en 1966 à Antony, dans les Hauts-de-Seine, Laurence des Cars grandit dans un environnement où l’histoire occupe une place importante. Son père, Jean des Cars, s’est fait connaître pour ses ouvrages consacrés aux grandes dynasties et aux familles royales. Son grand-père paternel, Guy des Cars, appartient à la littérature populaire française.
Cette filiation associe deux manières de raconter : le récit historique et la fiction. Laurence des Cars se tourne, elle, vers l’étude des œuvres, leur conservation et leur présentation au public. Son activité professionnelle s’appuie sur les collections et la recherche en histoire de l’art.
Une orientation qui ne s’est pas imposée dès l’enfance
Son goût pour l’histoire ne signifie pas qu’elle ait grandi dans les salles des musées. Un portrait publié en 2021 précise qu’elle les fréquentait peu pendant son enfance. Elle commence d’ailleurs par étudier le droit avant de choisir l’histoire de l’art, une discipline qui lui convient davantage.
Ce changement d’orientation éclaire son parcours : sa vocation se précise pendant ses études, puis au contact de spécialistes et des collections. Elle ne suit donc pas simplement une carrière tracée par son nom.
Vie privée : ce que l’on peut dire de sa personnalité
Les sources retenues pour ce portrait ne permettent pas d’établir sa situation conjugale ni de donner des renseignements solides sur d’éventuels enfants. Il serait donc trompeur de lui attribuer un mari, une compagne ou une famille fondée sur des suppositions.
Les portraits journalistiques apportent toutefois quelques éléments sur son tempérament. En mai 2021, elle est décrite comme réservée, mais aussi affable et drôle. Ses proches et ses collègues évoquent notamment son talent pour imiter des personnalités politiques.
Elle avait refusé de faire une démonstration devant un journaliste. Le même portrait rappelle qu’elle avait décliné une rencontre destinée à un long article lors de sa nomination à Orsay, en 2017. Ces anecdotes montrent surtout une retenue dans ses échanges avec la presse, même lorsqu’elle accepte de parler de ses responsabilités.
Une formation au plus près des œuvres
Laurence des Cars étudie à l’université Paris-IV-Sorbonne et à l’École du Louvre, puis se forme au sein de l’établissement aujourd’hui appelé Institut national du patrimoine. Ce cursus la prépare au métier de conservatrice.
Elle rejoint le musée d’Orsay en 1994 et y travaille jusqu’en 2007. Spécialiste de l’art du XIXe siècle et du début du XXe siècle, elle participe à l’étude des peintures et au commissariat d’expositions. Gustave Courbet, Édouard Vuillard et Jean-Léon Gérôme figurent parmi les artistes auxquels elle consacre des projets.
Cette première étape est essentielle pour comprendre la suite : avant de diriger des établissements, elle exerce un métier scientifique, fondé sur la connaissance des œuvres et de leur contexte.
D’Orsay au Louvre : des responsabilités progressivement élargies
Le projet du Louvre Abu Dhabi
En 2007, Laurence des Cars devient directrice scientifique de l’Agence France-Muséums, chargée de contribuer au développement du Louvre Abu Dhabi. Elle participe à la préparation de ce musée et à la constitution de ses collections.
Cette expérience élargit son travail à la coopération internationale. Il s’agit de construire un projet muséal avec plusieurs institutions françaises et des partenaires émiratis, en réfléchissant à la manière de présenter des œuvres issues de cultures différentes.
L’Orangerie, puis la présidence d’Orsay
Elle prend la direction du musée de l’Orangerie en janvier 2014. Le 15 mars 2017, elle devient présidente de l’établissement public réunissant les musées d’Orsay et de l’Orangerie.
Son programme accorde une place aux échanges entre musées, à la circulation des collections et à l’accueil des familles et des scolaires. À Orsay, sa présidence est notamment associée à l’exposition « Le modèle noir. De Géricault à Matisse », présentée en 2019.
Elle lance également le projet « Orsay Grand Ouvert », destiné à développer les espaces accessibles aux visiteurs et aux collections, ainsi que les activités de recherche et d’éducation artistique.
La présidence du Louvre et le tournant de 2026
Laurence des Cars prend ses fonctions au Louvre le 1er septembre 2021, succédant à Jean-Luc Martinez. Sa nomination fait d’elle la première femme à diriger le musée.
Les orientations annoncées comprennent l’accueil de la jeunesse, le dialogue entre l’art ancien et la création contemporaine, ainsi que le développement de partenariats internationaux. Sa fonction couvre désormais, au-delà du travail scientifique, la conduite d’un vaste établissement culturel.
Le vol survenu au Louvre le 19 octobre 2025 ouvre une crise institutionnelle et entraîne des mesures d’urgence concernant la sécurité. Laurence des Cars remet ensuite sa démission, acceptée par Emmanuel Macron le 24 février 2026.
Un arrêté du 12 mai 2026 la nomme experte de haut niveau au ministère de la Culture pour exercer les fonctions de référente en diplomatie muséale du G7. Cette mission, prévue pour six mois, porte sur un domaine déjà présent dans sa carrière : les relations entre institutions culturelles.
Questions fréquentes sur Laurence des Cars
Quel âge a Laurence des Cars ?
Née en 1966, Laurence des Cars a 60 ans en octobre 2026.
A-t-elle vécu aux Émirats arabes unis ?
Elle a piloté son travail pour le projet du Louvre Abu Dhabi depuis Paris, sans s’installer aux Émirats arabes unis.
A-t-elle écrit sur l’histoire de l’art ?
Oui. Elle a notamment contribué, avec Sébastien Allard et sous la direction d’Henri Loyrette, à l’ouvrage « L’Art français. Le XIXe siècle », publié en 2006.
A-t-elle exercé des responsabilités dans un musée étranger ?
Elle a été nommée au conseil de surveillance du Van Gogh Museum d’Amsterdam à compter du 1er février 2023, pour un mandat de quatre ans.
Quelles distinctions a-t-elle reçues ?
Une biographie institutionnelle publiée en 2023 la présente comme chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite et commandeur des Arts et des Lettres.
Conclusion
Le portrait de Laurence des Cars se dessine à travers ses attaches littéraires, son choix de l’histoire de l’art et son expérience des musées. Ses responsabilités à Orsay, à l’Orangerie et au Louvre permettent de comprendre sa place dans la vie culturelle française. Son départ du Louvre en 2026 marque une nouvelle étape, suivie d’une mission consacrée à la diplomatie muséale.

